Visite de l’atelier d’insertion professionnelle à Béziers

Les coulisses de la confection

Après notre article sur notre nouveau processus de production, nous vous partageons aujourd’hui l’atelier d’insertion professionnelle avec lequel nous travaillons, Anahide. Situé à Béziers, nous y effectuons des visites régulières, ce qui nous permet d’avoir une réelle proximité avec notre équipe de production. Nous avons posé quelques questions à Sonia, chef de l’atelier, et Andréa, une des trois jeunes couturières en formation.

A la rencontre de Sonia, Chef d’atelier

Qu’est-ce qui a déterminé la création de cet atelier ?

On a souhaité lancer cet atelier car on voulait donner la chance à des personnes qui aimaient ce métier de couturière, d’apprendre puis d’être embauchées pour développer leurs compétences. Ces trois jeunes filles se sont adressées à nous avec de la volonté, on connaissait leur passé car on les avait formées, et c’est ainsi que nous avons accepté l’atelier d’insertion professionnelle. Je suis très maniaque et je répète ce que ma mère Anahid qui faisait de la haute couture, disait: « Tu dois pouvoir porter une robe aussi bien à l’envers qu’à l’endroit ». 

Avez-vous rencontré des difficultés durant la construction de votre projet ?

Je suis mère d’un garçon handicapé, et j’ai dû quitter la Corse pour me rapprocher de lui . Il nous a fallu 4 ans pour se faire connaître, on a accepté des retouches, du sur-mesure, on a aussi fait des défilés. Au début personne n’y croyait et on nous disait qu’il n’y avait pas de demande et que c’était un métier qui ne menait à rien. Mais nous avons su prouver que la couture avait un avenir, et la région participe désormais financièrement pour aider à la formation de ces demandeurs d’emplois. A présent nous possédons un atelier et un centre de formation au même endroit. 

Quels sont vos futurs projets ? Comment voyez-vous l’atelier évoluer ?

Nous souhaitons nous stabiliser en couture et en vente.

Pensez-vous qu’il y a du changement concernant l’exploitation des travailleurs (dans les usines textiles au Bangladesh par exemple) ?

Je trouve que ce n’est pas suffisamment mis en valeur. On est à un stade où nous avons le bas de gamme, produit dans des pays extérieurs, par des enfants ou dans des conditions déplorables, les gens achètent car c’est bon marché. Une robe à 20€ moi je ne sais pas le faire. Et vous avez une autre catégorie de gens qui recherchent de plus en plus que ce soit fait en France, avec des tissus qui sont aussi français. Nous travaillons avec beaucoup de tissus qui viennent du Tarn.

Pensez-vous que la transparence d’une marque joue un rôle important pour le consommateur ?

Je pense que les gens recherchent que ce soit fait localement et de manière transparente.

Pourquoi avez-vous accepté de travailler avec Fatimata ?

Parce que le courant est très bien passé, et je ne sais pas travailler avec quelqu’un que je n’apprécie pas.

Une pièce favorite de la collection ?

C’est une bonne question, je n’ai pas encore tout vu mais dans ce que nous avons fait, j’ai beaucoup aimé la jupe corolle bien que difficile à confectionner comme c’est de la soie. Et le pantalon, sans être trop près du corps, il a de l’allure et le tissu était bien choisi. 


A la rencontre d’Andréa, couturière en formation

Quel est votre parcours ?

Il n’a rien à voir avec la couture car j’ai fait un BTS comptabilité.

Pourquoi avoir choisi la couture ?

Lorsque je suis tombée enceinte, je me suis mise à coudre et c’est ce qui m’a donné envie de continuer dans ce domaine.

Votre journée type ?

On fait des journées préparations de patrons comme aujourd’hui, où l’on fait du découpage, et d’autres journées qui sont dédiées à la couture du vêtement.

Qu’est ce qui vous a donné envie d’intégrer cet atelier ?

Plein de choses, il y a eu un bon feeling avec Sonia, et j’ai eu envie de rester.

Comment vous voyez-vous évoluer d’ici quelques années ?

Je ne sais pas encore, mais j’espère rester chez Anahid !

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes femmes qui souhaitent intégrer un atelier d’insertion professionnelle ?

De se lancer. Je pense que c’est plus simple d’intégrer une entreprise par le biais de l’insertion que par nos propres moyens, si on nous propose de l’insertion dans n’importe quel domaine il faut se lancer !

Si vous deviez choisir une pièce Maison Mixmelô ? 

J’aime bien le pantalon et la jupe crayon également. 

Interview de Sonia, la Chef d’atelier et d’Andréa, couturière en formation

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