Rencontre avec Cyrielle Hariel

Rencontre avec une femme inspirante & Ôdacieuse

 

En mars dernier, peu avant son voyage au Mali, Fatimata, la fondatrice de Maison Mixmelô, la rencontrait.

« Journaliste d’impact & Green, j’interviewe des personnes, des changemakers qui ont une vision positive du monde » racontait-elle à La Petite Voix. Elle, c’est Cyrielle HARIEL. La première à démarrer une série d’interviews de femmes aussi inspirantes qu’audacieuses, connues ou non.

Sa Biographie :

« Cyrielle Hariel est une journaliste française (Europe 1, Ushuaia TV), née en juin 1987 à Fontainebleau. En 2014, elle part en mission au Bangladesh au cœur d’un camp de réfugiés Rohingya et à son retour elle apprend qu’elle a une malformation cardiaque congénitale importante. On lui pose un « parapluie », un dispositif dans le cœur en juillet 2014. Dès son réveil, sa vie ne sera plus jamais la même. Elle décide désormais d’interviewer celles et ceux qui veulent changer le monde, les « changemakers » pour montrer qu’un monde meilleur existe, déjà. »

Un moment sérieux, limite philosophique…

 

Comment définis-tu ton métier ?
Cyrielle :

Je l’espère inspirant pour ceux qui le lisent, pour tous les porteurs de solution et les changemakers.

 

Pourquoi as-tu décidé de faire ce métier ?

Parce que j’ai décidé d’écouter mon cœur à 26 ans. Je me suis intéressée à l’humanité. J’ai grandi avec les chansons de Michael Jackson, et notamment l’album BAD qui m’a beaucoup inspiré pour m’intéresser au monde de l’humanitaire, aller vers les plus vulnérables, comprendre le monde et ses inégalités…

Comme le dit la chanson Man in the Mirror* « If you want to make the world a better place (…) then make that Change! I’m starting with the man in the mirror ». Il y a là un call to action « si tu veux changer le monde, commence par la personne dans le miroir ».

Etant dans une période en quête de sens, je me suis demandée ce que moi, je pouvais faire à mon niveau. Je me suis naturellement tournée vers l’humanitaire à mon tour.

Et à 26 ans, je me suis retrouvée dans des camps de réfugiés Rohingyas. Je sors de là, bouleversée. J’ai croisé des familles, des enfants dans une misère absolue sans solutions mais qui continuent à avoir le sourire malgrés tout… ! La veille de mon départ, je pars faire des vaccins, et on me décèle un souffle au cœur : une malformation cardiaque congénitale.

A 27 ans, au retour de mon voyage, on m’opère, et je sors avec un cœur en or : la couleur de mon parapluie médicale ;).

En 2015, je commence avec mon blog en partant de rien.

 

Comment tu te sens ?

Aujourd’hui, je me sens bien, je me sens alignée, en phase avec ce que je fais quand je me réveille.

Je vis de ma passion, je passe mon temps à essayer de mettre en lumière des personnes qui trouvent des solutions et innovations pour changer le monde.

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Quelle expérience tires-tu de toutes les rencontres que tu as faites depuis le début de ton combat positif ?

Il y a toute une part de l’humanité qui a conscience que nous sommes tous interdépendants les uns des autres ; et que c’est l’homme qui doit changer, et non la planète.

Ils ont tous des solutions durables pour répondre aux 17 objectifs définis par les NU pour sauver le monde.

Je rencontre de plus en plus de jeunes gens qui montent des social business justement pour apaiser les maux de notre société : recyclage de nos montagnes de déchets, collecte de vêtements, préparation de plats par nos retraités pour arrondir leurs fins de mois mais aussi pour nous servir des plats respectueux de notre environnement, etc.

 

En un seul mot, comment définis-tu toutes ces rencontres ?

Inspiration absolue – Motivation – Solidarité

Tu as trouvé ton « Why ». Comment pouvons-nous trouver cette fameuse raison de vivre ?

En écoutant son cœur. Ecouter sa vie, se questionner, faire ce qu’on aime.

Ecouter son « calling », des conférences existent pour ça pour aider à se trouver.

L’Alchimiste de Paulo Coelho m’a aidé. « Il n’y a qu’une chose qui peut rendre un rêve impossible, c’est la peur d’échouer ».

Faire des rencontres, faire des activités en dehors de son travail autour de sa passion, même en intégrant bénévolement une association peut aider à dans sa quête de soi.

 

D’où puises-tu toute l’énergie que tu as ?

La source est spirituelle, Michael Jackson peut-être (rires). Il continue de me faire danser et aussi d’aller à mon tour rencontrer les plus grands de ce monde…

Le meilleur des moteurs c’est quand tu n’as pas de filet devant toi. Tu as du culot, de la créativité, et de la détermination, parce que tu n’as le choix que de te bouger pour gagner ta vie et avancer.

Un exemple qui me vient en tête, c’est Avicii,  un jeune DJ. Il part de rien et connaît un succès phénoménal. Mais il n’a pas la flamme intérieure et n’est finalement pas si heureux. Et on voit comment il termine.

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Tu es inspirante pour des milliers de femmes. Pourquoi à ton avis ?

Je ne sais pas comment (rires).

Parce que je suis partie de rien. Quelque soit son domaine d’activité et la voix qu’on a choisi, on peut inspirer. J’aime les gens qui se bougent !

 

As-tu un message à faire passer à toutes ces femmes ?

Essayer de croire en soi, ne pas écouter les gens qui nous mettent du doute dans la tête. Essayer d’aller jusqu’au bout des choses quelle que soit la difficulté. Une porte qui se ferme peut déboucher sur une autre qui s’ouvre. Avec une bonne dose de détermination, et de culot, quand on veut on peut.  Il faut se bouger !

 

Et toi, quelle femme audacieuse t’inspire le plus ?

3 femmes que je n’ai pas rencontrées.

Wangarai Muta Maatha, première femme africaine a avoir obtenu le prix Nobel de la paix pour son engagement en faveur de l’environnement.

Anita Roddick, fondatrice de The Body Shop avant-gardiste qui a décidé de créer des cosmétiques animal-free.

Oprah Winfrey, journaliste partie de rien et qui devient la femme la plus emblématique des Etats-Unis.

Quel message souhaites-tu transmettre au monde entier et à la future génération, là maintenant ?

Ecouter son cœur à tout point de vue, physiquement ou spirituellement. Et avancer en l’écoutant.

Croire en notre avenir et arrêter de pointer du doigt l’autre.

Arrêter le plastique. Essayer d’être le plus responsable possible. Ce n’est pas toujours facile, et on n’a pas toujours le choix. Par exemple je prends l’avion pour mener à bien mes projets et à la fois j’essaie de compenser avec mes miles, en plantant des arbres lors de ces voyages… Mais essayer de faire ce qu’on peut à son niveau.

On parle chiffon entre autres…
Quelle est ta plus grande passion après ton métier ?

La Swedish fit que je pratique de 2 à 6h par semaine – transpirer sur un rythme de chanson entrainante avec d’autres filles. 

 

3 objets qui te suivent partout ?

Mon ordinateur, mon téléphone et un sachet de graines.

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Quel est ton rapport avec la mode ? Es-tu fashion addict ou une fashion slow ?

Je suis plutôt adepte du slow fashion ; être bien dans son corps et porter des vêtements qui le mettent en valeur.

 

Quelle est la pièce préférées de ta garde-robe ?

Ça dépend des saisons… j’adore les pulls… ah oui et les chaussures aussi !

Je switch entre basket et talons, entre look femme teenage et femme fatale.

 

Si je te dis Maison Mixmelô, qu’est ce que cela t’évoque ?

La joie de vivre, l’ethnique, la diversité.

Et si on se projetait avec toi … ?

 

Quels son tes projets à avenir ?

Avoir ma fondation pour supporter des projets qui me tiennent à cœur.

Ecrire un deuxième livre.

 

Le rêve de Fatimata, t’amener rencontrer les femme de la coopérative malienne, serais-tu partante ?

Oh j’adorerai. Ça s’organise mais j’adorerai.

 

Ta booklist à partage avec les Ôdacieuses de Maison Mixmelô ?

Livres très girly et spirituels, je conseillerai :

L’Alchimiste de Paolo Coelho

La conversation avec Dieu de Neale Walsh

La prophétie des Andes de James Redfield

Le secret de Rhonda Byrne.

On termine léger & audacieux…

 

Quel est le dernier plat audacieux que tu as goûté ?

En Ethiopie, le plat principal servi dans une crêpe avec du blé, le plat typique végétarien éthiopien.

 

Quelles est la couleur audacieuse que tu aimes porter ?

Le rouge.

 

Le voyage audacieux que tu aimerais faire ou que tu as déjà fait ?

En Amazonie colombienne avec des indigènes Ticunas. C’était superbe !

La taille des arbres, les insectes, les odeurs, c’était une belle aventure.

 

Ta musique audacieuse inavouable que tu ne peux écouter qu’en privé ?

Les hits de J-Lo, c’est girly et ça donne la patate !

 

Merci Cyrielle Hariel d’avoir pris le temps de nous répondre, et surtout bravo pour ton audace, ton courage, ta positive attitude et ton amour pour les autres !

 

Pour en savoir plus sur Cyrielle HARIEL, son histoire, ses rencontres, faites un tour sur son site www.cyriellehariel.com et surtout, lisez son livre : « Faire battre le cœur du monde » aux éditions Les Liens qui Libèrent.

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Crédit photos : Emmanuel Vivier

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