L’engouement pour le wax, on adhère

L’engouement pour le wax, on adhère

Le wax a beaucoup fait parler de lui ces dernières années. De la rue aux podiums, ces étoffes aux imprimés colorés, le wax s’invite depuis quelques collections dans nos gardes robes, nos intérieurs, en accessoires de décoration, ou d’ameublement. Alors qu’il est porté depuis deux siècles en Afrique, le wax, n’et plus un simple tissu ethnique. Il s’impose désormais dans la mode occidentale, comme un tissu contemporain et branché.

« Indonésien de naissance, africain d’adoption, et européen de fait, le wax est à lui seul l’illustration du multiculturalisme. » – écrivait une journaliste de RFI.

Des personnalités stars comme Solange Knowles, Rihanna, Alicia Keys, ou encore Imany, Ayo ou Inna Modja, le portent avec élégance. Même Anna Wintour (rédactrice en chef du Vogue Etats-Unis), la chanteuse Lady Gaga, l’actrice Blake Lively, le modèle Cara Delevingne ou la princesse monégasque Charlotte Casiraghi se sont laissés séduites.

Il a été récemment mis à l’honneur par les Galeries Lafayette avec l’évènement Africa Now. Evènemenent qui a montré, à travers son art, sa mode, son design, et sa musique, une Afrique en pleine transformation.
Au-delà du dynamisme des jeunes créateurs “afropolitains” que j’aime beaucoup comme Natacha Baco (modèles ci-contre), Vanessa Augris, ou Maison Château Rouge. Des créateurs Européens prêt-à-porter et Haute couture l’ont également adopté. C’est le cas notamment de Stella Jeans, Burberry.

Le wax n’est pas l’unique étoffe utilisée en Afrique. D’autres tissus d’inspiration du continent, offrent la possibilité d’avoir des pièces uniques et originales dans sa garde robe que très peu portent au quotidien ( comme le bogolan du Mali, le kenté du Ghana, ou le Faso Dan Fani au Burkina). Il ne s’agit pas d’affirmer une quelconque appartenance ethnique, mais tout simplement de mettre de la couleur dans son quotidien et jouer avec les imprimés. En quelque sorte : oser ! Tel est le credo de Maison Mixmelô !

Petite histoire sur la provenance du fameux wax…

Wax vient de l’anglais « cire ». L’étoffe est appelée ainsi car le procédé de fabrication consiste à fixer les couleurs et les motifs sur du coton à partir de la cire.
On l’attribue à l’Afrique, à tort diraient les puristes, et à raison diront d’autres, en faisant un banal raccourci.
Le Wax est inspiré du batik et de la java indonésienne. Ces textiles, asiatiques donc, introduits en Afrique de l’Ouest à la fin du XIX siècle se sont mélangés aux couleurs et styles locaux pour donner le wax.

Les guerriers Ashantis (une population vivant au Ghana), engagés comme marins par les Néerlandais vers l’Indonésie, importent au Ghana le batik (ancêtre du wax). Un engouement que n’ont pas manqué de noter Néerlandais et Britanniques qui se lancèrent dans la production de wax. Démarre alors le développement de l’industrie sur le continent africain.

Fabriqué en hollande, à l’origine, et en Angleterre, ce tissu est porté en Afrique, majoritairement. Donc, le wax n’est pas « un tissu africain », il est par habitude, porté en grande partie par les femmes du vieux continent.

Cependant, le wax est assimilé à l’Afrique, car dans les années 50 et 60, c’est grâce aux « Nana Benz » que cette étoffe a été largement vendue en Afrique de l’Ouest. Ce sont des femmes commerçantes Togolaises qui avaient véritablement le sens du business !

Le nom « Nana Benz » leur a été attribué du fait qu’elles circulaient dans des Mercedes (replacez-vous dans le contexte, on est dans les années 60-70). Elles achetaient auprès des négociants les tissus wax au port d’Accra (capitale du Ghana) et le revendaient à leur tour sur les marchés togolais et des pays voisins (Bénin, Ghana, Côte d’Ivoire).

Très vite l’engouement pour ces imprimés colorés prend de plus en plus d’ampleur. Les « Nana Benz » font fortune grâce au wax. L’usine Vlisco (le premier industriel, précurseur hollandais) s’implante au Togo pour être le plus près des consommatrices grossistes Nana Benz.
Celles-ci commencent alors à proposer des motifs évocateurs en donnant des noms aux pagnes : comme « l’oeil de la rivale », le modèle « mon mari est capable » ou encore « grotto » qui évoque une personne qui jouit d’une reconnaissance sociale.

Chaque dessin, au design naif, avait donc une évocation précise, comme pour représenter l’état d’esprit et l’humeur de la femme qui le revêtait. Du moins c’était le cas, il y a bien des années. Les motifs ont perdu de leur sens,  si ce n’est répondre à la simple transcription esthétique.
Néanmoins, certains symboles perdurent, et arrivent à voyager dans le temps, c’est notamment le cas des Fleurs de Mariage. Un design classique qui symbolise la « beauté du bonheur dans un mariage ».

Vous l’aurez peut-être remarqué…c’est à partir de ce symbole rempli de sens que l’identité de Maison Mixmelô a pris forme.

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